30 janvier 2010

26 Janvier. 132ème jour.

New York. La ville où les obèses sont prioritaires pour les places assises dans le métro. La ville où les stands de bouffe pullulent sur les trottoirs. La ville où marcher devient si fatigant qu’on vous loue des fauteuils électriques pour faire vos courses. La ville du hamburger évidemment. Je crois qu’il est temps d’en parler. Après presque quatre mois passés ici, je crois que je suis en mesure de dire :

J’ai testé pour vous la nourriture Américaine !

DSC_0077Les Américains ont un problème avec la bouffe. Vous allez me dire « rien de nouveau ». C’est vrai. Mais ça dépasse en fait ce que j’imaginais. Pour moi, ils mangeaient beaucoup de saloperies. Point. Suis-je naïve… Ils vouent en fait un culte à la bouffe (et pas la meilleure, croyez moi !)

Tout d’abord, ne nous voilons pas la face : en effet les hamburgers sont délicieux ! Attention, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes : je ne vous parle pas de McDo et autres Burger King (bien qu'ici, le Big Mac ressemble effectivement à la photo qu'ils te montrent), nan, je vous parle du vrai burger, celui du resto ou même du bistro du coin. Celui où la taille du steak vous donne le vertige, où le cheddar est dégoulinant et où le cornichon fait la taille d’une demi-baguette (quoi ? mais non j’exagère pas…hum…). Mais une fois passé la découverte du Burger, il est vrai que les Américains ne sont pas les rois du fourneau. Ni les rois de la cohérence d’ailleurs. Ils se tuent à faire une croix sur des choses comme le pain, le vin, le fromage (bin oui quoi, j’suis Jurassienne !) parce que c’est trop calorique (je ne fais que rapporter leurs paroles) mais ne se disent pas que tout cuire dans l’huile, ajouter de la crème sur le moindre dessert ou boire des cafés qui ressemblent à des pâtisseries tellement y’a du sucre et de la chantilly est un petit peu superflu. En revanche, on peut trouver une quinzaine de magazines différents consacrés aux régimes et programmes de fitness. J’ai pu me rendre compte qu’il y a deux catégories de New Yorkais. Celui qui est disons en sur-poids, ou même carrément gros et mangent des chips dans le métro, comme pour s’occuper les mains, et celui qui a le profil d’un athlète, que tu peux voir aux fenêtres des buildings, trotter sur les tapis électriques des salles de sport dès la sortir du bureau. Pas de juste milieu. Etre gros est devenu banal, être une statue grecque la seule alternative.

Les New Yorkais de manière générale mangent à toute heure. Au cinéma, un seau de pop-corn (nan nan pour le coup, c’est vraiment un seau). Dans la rue, une part de pizza ou un hot dog. Dans le métro, des chips. Un muffin si c’est le matin. Tu vas à la banque ? On t'offre des bonbons. Vers 5h, un burritos (en sortant de l’école ou du boulot). Pendant un spectacle : des M&M’s. Les poubelles sont remplies de canettes de soda. Tu vas prendre le thé à 17h30 dans un bistro, on te demande si tu es là pour le « lunch ». Les fast-foods sont ouverts 24h/24, au cas où tu sois en manque de sucre au milieu de la nuit. Nan mais c'est vrai faut être prévoyant !


Ps : God bless la cancoillotte au vin jaune avec une baguette fraîche.

Posté par captain-america à 21:29 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur 26 Janvier. 132ème jour.

    C'est un fait... comme toi, on imagine, mais manifestement on est loin de la vérité ?!!
    Big bisous ma belle et bientôt, tu pourras remanger de la cancoillotte, tiens le coup

    Posté par Iza, 31 janvier 2010 à 20:11 | | Répondre
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